Incontinence urinaire

Aï, l’incontinence urinaire!


 

Suite à l’accouchement ou encore en avançant dans  l’âge, vous vous êtes fait surprendre par une « petite goutte dans la culotte » après un éternuement, ou un fou rire? L’incontinence urinaire n’est pas une fatalité. Adoptez des exercices à domicile, facilités par des accessoires adaptés. 

Osons parler des fuites urinaires 

L’incontinence urinaire d’effort affecterait entre 25 % à 45 % des femmes [1], soit entre 8,6 et 15,5 millions de françaises.

Le Figaro Santé cite l’enquête TNS Healthcare SOFRES, réalisée à la demande de Codépharma sur un échantillon représentatif de femmes de plus de 35 ans qui a révélé qu’en 2009, ce chiffre atteindrait 9 millions.

Or seulement 40 % des françaises consultent à ce sujet [2]. Malheureusement, beaucoup de femmes ont honte d’avouer « avoir quelques gouttes dans leur culotte » lorsqu’elles rient, éternuent, sautent ou courent.

Les causes

Le problème peut apparaître par exemple pendant la grossesse, quand le périnée n’est pas assez fort pour retenir le poids supplémentaire du fœtus, ou après l’accouchement. Lorsqu’on avance dans l’âge, le risque de fuites augmente. Parfois c’est un problème héréditaire, et dans ces cas même des filles jeunes peuvent le subir.

Pourtant, des exercices de musculation du périnée pendant quelques semaines suffisent bien souvent à s’en débarrasser !

Exercices pour le périnée

Des études cliniques démontrent que la pratique régulière d’exercices pour le périnée, sans encadrement professionnel, est efficace pour traiter l’incontinence urinaire d’effort [3], y compris chez les jeunes femmes de 20 à 30 ans [4].

La pratique régulière de la musculation du périnée maintient la tonicité des muscles périnéaux et prévient l’apparition des fuites urinaires d’effort.

 

Ressources utilisées

[1] D.-L. Faltin (2009) « Épidémiologie et définition de l’incontinence urinaire féminine », Journal de Gynécologie Obstétrique et Biologie de la Reproduction 38 (8S1), pp. 146-152, https://www.em-consulte.com/en/article/238759
[2] http://sante.lefigaro.fr/article/incontinence-urinaire-encore-trop-peu-de-personnes-soignees/  
[3] Felicíssimo MF, Carneiro MM, Saleme CS, Pinto RZ, da FonsecaAM, da Silva-Filho AL. (2010) “Intensive supervised versus unsupervised pelvic floor muscle training for the treatment of stress urinary incontinence: a randomized comparative trial”. International Urogynecology Journal 21(7), pp.835—40, DOI: 10.1007/s00192-010-1125-1
[4] Pizzoferrato, A.C., M. Fermaut, A. El Assal,A. Fauconnier, G. Bader (2014) « Incontinence urinaire chez la femme nullipare : prévalence et évaluation de l’auto-rééducation périnéale », Progrès en urologie (2014), http://dx.doi.org/10.1016/j.purol.2014.03.007
[5] Amarenco, G., N.Turmela, C.Chesnela, M.Mezzadria, F.Le Breton, A.Charlanes, C.Hentzen (2019), « Gaz vaginaux : revue de la littérature », Progrès en Urologie 29 (17), pp. 1035-1040 , https://doi.org/10.1016/j.purol.2019.10.004


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